Suis-je un(e) dépendant(e) affectif ?

November 19, 2018

La dépendance affective concerne beaucoup plus de personnes qu’on ne le croit et ça touche aussi bien ceux qui sont en couple que les célibataires qui souhaitent aller plus loin dans une relation parce que, comme on va le voir, les dépendant(e)s vivent toutes leurs relations, qu’elles soient amicales, familiales, professionnelles, de la même manière et avec la même intensité. La plupart du temps, le (ou la) dépendant(e) n’a pas vraiment conscience de son fonctionnement puisqu’au début d’une relation on se sent plutôt emporté(e) par les émotions, voire en fusion avec l’Autre et c’est toute la magie de l’Amour que de se sentir vibrer par la passion qui nous unit à l’autre. Oui, sauf que, comme pour toute chose, tout dépendra du niveau et de l’intensité des émotions. Alors, le meilleur repère pour savoir où vous en êtes est de sentir si la relation se vit dans la légèreté et, donc,  si l’amoureux ou l’amoureuse que vous êtes ne souffre pas de l’absence de l’Autre. En revanche, si, dès le départ, vous ressentez certaines gênes, un certain mal-Être lorsque votre partenaire n’est pas avec vous, il peut être, alors, intéressant pour vous de prendre le temps de vous questionner sur les réelles raisons de votre agitation. Parce que, comme on va le voir, pour les dépendant(e)s, il y a très souvent une forme de demande sous-jacente de rendre l’Autre responsable de son propre bonheur. Et c’est là que ça commence à devenir compliqué !

Comme on vient de le voir, au début d’une relation amoureuse, il est plutôt légitime de se sentir stimulé(e), flatté(e), émoustillé(e) et de vouloir passer tout son temps avec le nouveau partenaire ; ce 1er élan fusionnel est rarement vécu comme une contrainte. En revanche, à la longue, comme la relation se transforme en quelque chose de plus tempéré, plus calme puisque l’on s’habitue peu à peu à l’Autre, le dépendant(e) peut vite ressentir une souffrance face aux changements soudains de rythme et d’intensité des échanges avec son partenaire. Et c’est là que ça peut devenir confus et créer des conflits au sein du couple avec tous les reproches, les frustrations et les déceptions que ça peut entrainer.

Pour éviter ces déconvenues, il est très important de pouvoir déceler sa « dépendance affective » le plus vite possible car non seulement vous pourrez comprendre pourquoi vous revivez systématiquement les mêmes échecs amoureux (et on verra que les dépendant(e)s vivent très souvent les mêmes patterns amoureux d’une relation à l’autre) mais, en plus, vous pourrez découvrir les raisons qui vous empêchent de vous investir dans une relation ; là aussi, on verra que, très souvent, les dépendant(e)s projettent beaucoup d’attente dans le couple en idéalisant l’Autre dans sa capacité à les rendre heureux dans tous les domaines. Malheureusement, la plupart du temps, les demandes excessives finissent par détruire le couple et les dépendant(e) restent frustré(e)s de ne jamais trouver  LE partenaire idéal.

Ces échecs à répétition malmènent, souvent, la confiance en soi et en l’Amour. D’autant plus que toutes les relations vécues jusqu’à présent ont « prouvé » (comme par hasard 😉) que le dépendant(e) n’était pas aimé(e) de la façon et de l’ampleur qu’il pensait devoir l’être…

Ce que je vous propose, aujourd’hui, c’est de repérer les symptômes avant-coureurs pour tenter d’en comprendre les origines et voir, surtout, comment vous pouvez vous sortir de ce scénario pour réajuster et vivre la vie de couple de façon beaucoup plus légère et sereine.

Pour ça, je vais vous lister quelques grandes caractéristiques que l’on retrouve, le plus souvent, chez les dépendant(e)s pour que vous puissiez voir si ça résonne avec ce que vous vivez. Puis, dans un deuxième temps, je vous donnerai un éclairage (un parmi d’autres), sur ce qui vient se (re)jouer dans la vie de couple. Et, enfin, je vous donnerai une clé pour désamorcer ce processus à répétition  de manière à envisager, enfin, une vie de couple plus proche de vos aspirations actuelles.

  1. Difficulté à vous séparer de votre partenaire. Vous ressentez le besoin d’être tout le temps en contact, par téléphone, sms, photo, etc…

  2. Impression de ne plus savoir exister sans l’autre. Vous ne savez plus quoi faire dès que l’Autre n’est pas le moteur de votre projet. Vous n’arrivez pas à faire des choix sans son consentement. Vous ne savez plus ce que vous aimez vraiment, ce que vous êtes capable de faire, de dire, etc… Vous en arrivez même à douter de vos capacités ; l’estime de vous est mise à mal.

  3. Vous vous enfermez dans la relation. Le risque est d’enfermer également l’Autre, malgré votre bonne volonté de bien faire, jusqu’à ce qu’il (ou elle) finisse par vous reprocher ce manque de liberté.

  4. Le couple devient votre seul centre d’intérêt. Vous n’avez plus,  ou prou, de relations sociales, amicales ou familiales.

  5. Vous demandez sans cesse des preuves de son amour. : Vos demandes deviennent excessives ; vous inondez le partenaire de questions du type : « Est-ce que tu m’aimes ? » « Pourquoi tu ne m’as pas appelé(e) ? » Avec le risque, bien sûr, de ne jamais être satisfait(e) des réponses et d’épuiser l’Autre dans ce cercle de reproches.

 

Le lien le plus probant et que l’on retrouve, souvent, dans les histoires des dépendant(e)s c’est le « syndrome de l’abandon ». Souvenez-vous de mon article « Comment bien vivre sa solitude ? » où je fais allusion au lien sécure que l’enfant tisse avec sa mère dans ses premières années. On avait vu que si ce lien est suffisamment solide, protecteur, rassurant, l’enfant (et l’adulte en devenir) aura cette capacité de vivre l’absence de sa mère (ou du partenaire pour l’adulte). En revanche, si ce lien est défectueux, fragile, inquiétant, l’enfant aura beaucoup plus de difficulté à se séparer de sa mère. Et, de la même manière, l’adulte qu’il deviendra se sentira déstabilisé à chaque absence de son partenaire puisqu’il (ou elle) cherchera sans cesse à remplir ce vide resté béant depuis l’enfance. Un vide abyssal puisque le dépendant(e) attend du partenaire ce qu’il ne pourra jamais donner.

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Conscientiser les racines de vos souffrances  vous permet non seulement de reprendre la responsabilité de votre bonheur en ne demandant plus à l’Autre d’avoir ce rôle-là mais, en plus, vous redonnez à chacun la place qui lui revient dans le couple : celle de partenaire et non du parent. C’est uniquement à partir de là que vous pourrez évoluer librement sans les traces d’un passé encore trop présent et que vous pourrez, mutuellement, réinventer une nouvelle façon d’Être avec l’Être aimé(e).

 

Si ce sujet vous concerne directement,  je reste, bien sûr, à votre écoute pour vous accompagner dans votre quête d’un mieux-être. La notion de temps est toujours très importante dans une démarche de libération et de transformation ; je saurai, de ce fait,  y être sensible et donner tout l’espace à votre reconstruction. Vous pouvez me contacter ici

 

Retrouvez-moi sur ma chaîne YouTube, sur Instagram et Facebook pour plein d’infos et d’outils, toujours dans le but de grandir en conscience 😊

Prenez soin de vous.

Chaleureusement.

Monya

 

 

 

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