COMMENT JE GERE MON IMPATIENCE ?

October 2, 2018

 

Autant être honnête avec vous mais, lorsqu’il s’agit d’appeler le service clientèle de SFR pour comprendre pourquoi le réseau internet ne fonctionne plus et que je suis obligée d’écouter la dernière lambada de l’été jusqu’à ce qu’un conseiller puisse prendre mon appel, ou encore lorsque je suis contrainte de patienter dans une queue interminable à la poste pour envoyer mon colis alors qu’il fait une chaleur écrasante et que la clim est en panne, j’avoue… : je peux vite perdre mon sang froid !!!😊

Je vous parle, ici, de cette forme d’impatience qui peut nous faire enrager et nous faire perdre nos moyens pour gérer une frustration ou une situation d’urgence comme par exemple attendre la réponse d’un fournisseur pour clôturer la mise en ligne d’un produit sur lequel nous avons travaillé d’arrache-pied pendant des mois, ou encore changer sa roue de voiture au moment de partir en vacances et que les enfants sont attachés dans leur siège et qu’ils réclament déjà la prochaine pause « pipi »…..

Eh oui, comme vous, j’ai parfois du mal à gérer certaines situations qui demandent un « self-control » hors pair pour ne pas totalement « péter les plombs. »

 

Il est vrai que tous ces scénarios mettent nos nerfs à vif et que rester zen nécessite des heures et des heures de pratique mais la bonne nouvelle dans tout ça c’est que, plus nous nous entraînons, plus nous devenons experts  dans le domaine. 😉

 

Pour mieux comprendre le phénomène, il faut déjà distinguer les deux formes d’impatience :

 

  • celle, comme nous venons de le voir, qui consiste à rester calme face aux frustrations quotidiennes (les embouteillages, les prises de commande qui tardent dans un restaurant, etc…)

  • et celle qui nous pousse à accepter les moments difficiles (les maladies, les problèmes financiers, etc…)

 

Pour ma part, je ne souhaite pas approfondir les raisons de notre impatience avec la théorie des psychanalystes qui considèrent que les adultes hyper pressés sont inconsciemment restés au stade de la toute-puissance infantile ;  vous savez, c’est cette période où l’enfant a l’impression que sa pensée est magique, qu’elle peut faire apparaître ou disparaître les êtres et les choses. Ou, pour le dire autrement, cette étape où l’enfant découvre et accepte le passage obligé entre le « principe de plaisir » et le « principe de réalité ». Non, je préfère partager avec vous les bienfaits de la patience, d’autant plus que, comme nous le savons tous, nous vivons dans une culture de l’hyper impulsivité, cette génération du "zapping" qui ne met plus de distance entre désir et satisfaction immédiate. En effet, la rapidité de notre société «high-tech » modifie complétement notre rapport au temps et nous oublions que les choses les plus importantes dans la vie demandent du temps !

 

 

Pour en revenir aux bienfaits de la patience, ils sont nombreux et plusieurs études ont montré que les personnes patientes sont plus heureuses, moins sujettes aux dépressions et émotions négatives. L’expérience la plus connue dans le domaine est celle menée aux Etats-Unis dans les années 70 par le psychologue Walter Mischel :  le chercheur avait donné un marshmallow à des enfants en leur précisant qu’ils pouvaient soit le manger tout de suite s’ils le voulaient soit en recevoir deux s’ils attendaient vingt minutes. Il s’avère que les enfants qui avaient su attendre les fameuses « vingt minutes » sont devenus des adultes plus sains, avec des situations financières meilleures.

Ce qui reviendrait à dire que la patience permet surtout d’acquérir une meilleure maîtrise de soi et de ses impulsions.

 

 

L’idée, ici, n’est pas de réfuter vos désirs, de « tenir bon », comme certains disent, parce que non seulement cette stratégie demande beaucoup d’énergie mais, pire encore, elle nous déconnecte de nos émotions.  Au contraire, l’enjeu est de cultiver certaines émotions qui conduisent à plus de patience telle que la gratitude, qui nous permet d’être moins concentrés sur nous-mêmes et donc d’être moins avides d’une satisfaction immédiate.

 

Alors, comment faire pour cultiver sa patience et alimenter les bonnes émotions qui la sous-tendent ?

Voici 4 techniques qui peuvent vous rendre plus patients à force d’entrainement (car n’oubliez pas : c’est par la répétition que nous nous créons de nouvelles habitudes 😉)

 

 

1- Méditer en pleine conscience

Lorsque vous ressentez du stress vous êtes, d’abord, dans l’urgence de gérer vos sensations physiques (pour ce qui est de la cause « originelle », il peut être nécessaire d’envisager une aide thérapeutique si la gêne est trop importante) ;  il est donc nécessaire de faire le focus sur votre respiration tout en prenant conscience des émotions qui vous habitent, des sensations qu’elles provoquent et des pensées qu’elles induisent. Puis, concentrez-vous  uniquement sur votre respiration, sa cadence, son amplitude, sa localisation dans votre corps. Elargissez peu à peu votre attention sur l’ensemble de votre corps, ce qui vous permet de de reprendre le contrôle de la situation et de choisir une meilleure réponse à la situation que vous êtes en train de vivre.

NB.- Commencez par méditer régulièrement à des moments où vous vous sentez bien ; vous pourrez ensuite plus facilement l’appliquer à des moments de stress.

 

 

2- Avoir de la compassion

Souvenez-vous de mon précédent article et des bienfaits de la compassion, c’est le moment de la mettre en pratique ! Quelqu’un vous rend impatient ? Tentez de faire le focus sur les traits de caractère que vous partagez avec lui (votre sens de l’observation, votre curiosité, votre impatience justement 😉) : une manière d’élargir votre horizon et de vous faire prendre de la hauteur ; le monde va bien au-delà de votre seule personne.

 

 

3- Être reconnaissant

S’entraîner à la gratitude vous offre la possibilité de vous ancrer dans le présent en vous oubliant un peu… Peu importe la raison !  Le tout est bien sûr d’être vraiment sincère : dire merci à quelqu’un qui vous tient la porte, prendre du temps avec vos enfants le matin et apprécier ces moments d’échange, tenir un journal quotidien pour remercier chaque jour les petits instants de bonheur, etc…

 

 

4- Changer de regard sur les évènements

Si vous vivez une situation délicate (j’entends par là une situation « banale» bien sûr et non un drame 😉), tentez de vous entrainer à la percevoir sous un autre angle. Vous connaissez tous l’histoire du verre à moitié plein ou à moitié vide… Selon l’approche et la lecture que vous ferez des évènements qui vous arrivent, vous vivrez les choses totalement différemment. Par exemple, si, arrivée à la caisse d’un supermarché, la caissière ferme et que vous êtes dans l’obligation de refaire la queue à une autre caisse  avec votre caddy, vous pouvez  soit pester contre elle ou contre votre malchance et râler pendant l’attente soit vous dire que la pause était largement méritée pour cette femme et en profiter pour lire les magazines qui trainent près des caisses, regarder vos mails ou échanger avec une autre personne qui, elle aussi, a dû changer de queue.

 

Quoi qu’il en soit, s’il vous arrive malgré tout (et comme à moi) de pester de temps à autre dans certaines situations, ne vous blâmez pas ! Bien au contraire, tournez la situation à l’humour et n’oubliez pas que vous faites toujours de votre mieux au moment où les choses arrivent ! 😊

 

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