Oui j'ai le droit d'être en colère !


J’ai eu une envie folle de vous parler de colère ! Pourquoi ? Tout simplement parce que j’entends beaucoup de mensonges à son sujet et qu’il me semble important de lui redonner sa place parmi la palette de nos émotions.

Pour commencer, je vais vous la présenter comme on présente une amie.

« Colère » est une émotion primaire et, comme toutes les émotions primaires, elle a une fonction : celle de nous donner une information importante sur notre bien-être. Elle est le « langage du retentissement » comme la décrivait si bien J. Salomé. Plus globalement, les émotions primaires font partie intégrante de l’individu et ce dès la naissance puisqu’elles sont là pour nous donner des indications sur notre état intérieur et son équilibre. Lorsque l’harmonie est menacée, alors, elles apparaissent pour signifier le degré de dysfonctionnement. Et, comme toutes les émotions primaires, la colère est reliée à un besoin fondamental : celui d’une nécessité immédiate de changement. Et c’est là où ça devient intéressant parce que si l’on comprend que derrière chaque émotion il y a un besoin fondamental à satisfaire, alors on aura réglé une bonne partie du problème !

Mais alors… A quel moment débarque la colère ? Eh bien, justement lorsque l’on ressent de la frustration, de l’injustice, de la provocation, de la contrariété, alors, le cerveau qui capte cette information va immédiatement commander au corps une surproduction de cortisol et de dopamine (entre autres…) pour nous alerter d’un danger potentiel. Une sorte de réaction primitive, non plus pour échapper à un prédateur, comme c’était le cas pour nos ancêtres, mais pour nous signifier qu’il y a un désaccord à régler avec l’Autre. Bah oui, on est quand même rarement en colère contre soi-même ?! C’est là que le corps va irriguer plus fortement la tête, les bras, les jambes (c’est comme ça qu’on devient tout rouge 😉) ; la mâchoire va se contracter, les muscles se crisper, le rythme cardiaque va s’accélérer et, du fait de l’afflux sanguin plus important au niveau de la gorge, on va se mettre, tout d’un coup, à crier.

Bon, au-delà de l’aspect physiologique, ce qu’il faut bien comprendre c’est faire le distinguo entre, d’une part, l’émotion colère à l’état brut et son lien avec un besoin fondamental et, d’autre part, le CHOIX que je vais faire de la façon dont je vais exprimer à l’Autre ma colère. Car, d’un côté, nous sommes dans un processus de satisfaire un besoin fondamental bafoué et, de l’autre, dans de la communication. Il s’agit bien de deux actions distinctes, n’est-ce pas ? Et c’est là que le bas blesse car, finalement, le problème ne vient pas de l’émotion colère mais du manque de contrôle quant au mode de communication de l’émotion. Il me semble important de garder ça en tête pour nous permettre de ne pas jeter notre colère sur l’Autre. Parce que OUI, d’un côté, nous avons le droit d’être en colère, d’un autre côté, NOOOOON, on n’a absolument pas le droit de balancer nos « maux » sur l’Autre.

N’oublions pas : la colère est une émotion saine ! Déjà, parce qu’elle cherche à nous préserver d’un dysfonctionnement mais, surtout, parce qu’elle alimente notre conscience de soi en nous permettant de défendre notre territoire !

Malheureusement, c’est bien parce qu’on répète à un enfant, dès le plus jeune âge, qu’il ne doit pas se mettre en colère (« tu es gentil(le) n’est-ce pas ?! ») que, plus tard, il se coupe de ses émotions jusqu’à ne plus savoir être en contact avec lui-même et, enfin, qu’arrivé à l’âge adulte, il ne sait même plus exprimer sainement ses ressentis, d’où les déviances de la colère.

Donc, vous l’aurez compris, c’est uniquement en écoutant votre colère et en décryptant le besoin de changement qui lui est associé que vous pourrez en faire une amie et, ainsi, vous respecter en sachant exprimer vos besoins sainement. 😊

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