Qui je juge quand je juge ?

September 15, 2017

 Qui n’a jamais jugé la coupe de cheveux de son voisin, la chemise d’un collègue, la façon de parler de la boulangère, le rire d’une passante, l’éducation d’une telle, l’idéologie d’un tel, et j’en passe…

Les jugements tombent comme des pierres dans notre esprit et nous traversent sans cesse sans même que nous en ayons conscience !

Ce langage intérieur que nous avons tous, est un brouhaha incessant et indomptable. Pourtant, tenter de décrypter le poids de nos mots est essentiel pour comprendre ce qu’ils ont à nous dire sur nous-mêmes et non sur l’Autre !

Car oui, comme le dit le psychanalyste Norbert Chatillon : « Juger l’Autre, c’est porter un jugement sur soi ! »

L’Autre est par définition notre miroir et c’est précisément dans ce jeu de la distinction que j’opère vis-à-vis de lui (ou d’elle) que le jugement arrive…

Alors bien sûr, cette distinction est naturelle et nécessaire pour permettre à chacun d’ÊTRE SOI et c’est là que tout se joue. En effet, dès que cette ressemblance ou différence (non conscientisée pour la plupart d’entre nous) me gêne, le réflexe archaïque de défense fait naître le jugement.

C’est cette part d’ombre (comme l’appelait Jung) que nous refusons de voir en nous (tant nos fragilités que nos ressources) qui nous pousse à projeter sur l’Autre toutes nos turpitudes. Ainsi, « Il » (ou elle) devient la source de nos tourments, de nos blessures d’enfant, de nos angoisses mais aussi celui (ou celle) qui possède les qualités que nous ne pouvons pas admettre comme « nôtres ».

Comprendre ce mécanisme de projection permet de mieux nous connaitre et d’appréhender plus finement les recoins de notre identité. Il ne s’agit donc pas de censurer le jugement mais de le reconnaitre comme un révélateur de nous-mêmes, une pièce supplémentaire du puzzle 😉

Ainsi, nous changeons de paradigme dans notre besoin légitime de nous sentir exister, puisqu’en ayant conscience de SOI nous comprenons que nous pouvons être semblable et/ou différent de l’Autre tout en étant SOI. Nous passons du : « je lutte contre » à : « je grandis avec »… 

 

Le chemin peut être long selon l’histoire personnelle des uns et des autres mais surtout gardons-nous bien de devenir notre propre bourreau, restons indulgent, bienveillant et surtout beaucoup d’autodérision car n’oublions pas que juger est aussi naturel que respirer.

Donc moralité de l’histoire : tant qu’il y a de la Vie il y a du jugement ! 😊

   

 

Retrouvez-moi également sur YouTube et Facebook et vous abonner à ma newsletter

 

En attendant prenez soin de vous.

Monya

 

 

 

Share on Facebook
Share on Twitter
Please reload

Posts Récents
Please reload

Archives
Please reload

Retrouvez-nous
  • Facebook Basic Square
  • Twitter Basic Square
  • Google+ Basic Square
  • Facebook Social Icon
  • YouTube Social  Icon
  • Icône social Instagram
  • Pinterest social Icône

2017 par Monya REKIK avec Wix.com